L’argent pourrait atteindre 1000 dollar l’once

Pour les investisseurs en argent-métal, l’année 2011 fut, à la fois, extraordinaire et décevante. Les plus déçus d’entre eux furent sans doute ceux qui achetèrent lors des hausses d’avril, alors que l’argent atteignait presque 50$. Mais ils peuvent se consoler car, plus tôt que tard, la différence entre 29$ et 50$ l’once paraîtra plutôt minime.

Si on regarde encore une fois les « fondamentaux » du marché de l’argent, on comprendra pourquoi G.I. Metals pense que l’argent, en bout de compte, aura une meilleure performance que l’or; surtout avec un environnement inflationniste, voire hyper-inflationniste.

Les niveaux actuels d’intervention des banques centrales pour s’attaquer aux dettes souveraines mèneront à une contraction économique plus grande pour la première partie de 2012, ce qui amènera les banques centrales à imprimer des billets en quantité excessive, ce qui créera des conditions inflationnistes, même hyper-inflationnistes.

L’argent pourrait atteindre 1000 dollar l’once Pour que cela se matérialise, il ne suffit que d’un peu plus de « vélocité » dans le marché, en même temps qu’une perte de confiance en la monnaie de réserve mondiale, le dollar US… ce qui devrait commencer à se produire lorsque l’attention des spéculateurs sur les bons des Trésors se tournera de l’Europe vers l’Amérique.

Avec les fondamentaux en tête, l’on doit se rappeler que de posséder de l’argent physique ne constitue pas un investissement à court terme, mais plutôt une façon, à moyen terme, de préserver et de faire croître son capital. Trois types de scénarios peuvent se développer d’ici un à trois ans.

L’argent comme protection et multiplicateur de richesses

Tout comme l’or, l’argent a toujours été reconnu en tant que vraie monnaie et comme une façon d’accumuler des richesses. Cependant, les opportunités reliées à l’investissement dans l’argent maintenant sont plus prometteuses que dans l’or. Parce que, dans les médias, toute l’attention est portée sur l’or, moins d’investisseurs sont au courant des possibilités.

Cela commence à changer, mais l’argent en est au tout début de sa phase haussière, si on compare au marché de l’or, qui en est à la phase 2 de son marché haussier (bull market).

À ce moment, le prix spot de l’argent est largement attribuable au mouvement des produits dérivés, comme les ETFs, les futures et les options, qui ne peuvent pas suivre la valeur réelle du métal.

Exprimé de façon plus simple, on peut dire qu’il se transige beaucoup de papier, mais que les institutions responsables de ces promesses ne possèdent pas l’argent physique sur lequel ces certificats sont basés.

Des gains encore plus grands avec le rétrécissement des réserves existantes

À cause de (ou grâce à) la suppression des prix, qui est la conséquence normale de l’utilisation à outrance des produits dérivés, les investisseurs sont en mesure de se procurer des quantités plus grandes d’argent physique à des prix ridiculement bas. Et cela tend à réduire encore plus, de façon alarmante, les réserves globales existantes.

Le fait que l’argent soit demeuré si sous-évalué, malgré les pénuries et les manipulations diverses, ne fait que souligner jusqu’à quel point les deux marchés, i.e. le marché de papier et le marché physique, sont déconnectés. Éventuellement, cette déconnexion sera plus complète, ce qui causera une  ruée vers le marché physique, au détriment du marché de papier.

D’autres raisons, également, expliquent la déplétion des réserves mondiales d’argent. Si, comme l’or, l’argent est amassé en tant que monnaie réelle, il est aussi consommé dans l’industrie. Parce que l’argent est le métal avec la meilleure conductibilité électrique, il est utilisé dans des dizaines de milliers d’applications électroniques et industrielles. L’argent est aussi utilisé à cause de ses propriétés réflectives et antibactériennes.

Cependant, les quantités utilisées sont si minimes qu’il est pratiquement impossible de les recycler.

Quand un ordinateur, un téléphone cellulaire ou un CD vont aux ordures, l’infime quantité d’argent qui s’y trouve ne peut être récupérée, elle est disparue pour toujours. Conséquemment, au siècle dernier, environ 90% des réserves mondiales d’argent ont été utilisées, et sont perdues à tout jamais. Ce qui nous laisse approximativement un milliard d’onces sur la planète… et l’industrie et les investisseurs sont en compétition pour les obtenir. La course mondiale est commencée.

La vitesse à laquelle les réserves s’épuisent augmente depuis soixante ans. De plus, tout l’argent qui était facilement accessible dans le sol n’existe plus, déjà. La demande industrielle seule augmente d’environ 18% par année, avec les nouvelles applications industrielles.

Et, en plus, la demande des investisseurs augmente  à un rythme effréné, spécialement dans les économies émergentes.
Comme résultat de cette déplétion industrielle, il ne subsiste que 10% des réserves mondiales.Tous les gouvernements, toutes les banques centrales du monde se sont débarrassés de leur argent dans les derniers 70 ans, et la plus grande partie de cet argent a été consommée. Il n’existe aucune réserve connue dans le monde, pendant que les banques centrales, partout, accumulent de l’or.

Parce que la demande pour l’argent dépasse, ou dépassera très bientôt, l’offre, le seul arbitre devra être le prix, surtout si on considère qu’il ne reste qu’un milliard d’onces en tout.

Au prix d’aujourd’hui, cela ne prendrait pas beaucoup de milliardaires pour acheter tout ce qui reste, ce qui créerait une envolée astronomique des prix de l’argent. Il n’y a qu’à voir la commotion créée par Peter Schiff, qui achète de grosses quantités d’argent pour son fonds d’investissement appuyé sur un inventaire réel, pour s’en convaincre.

Que nous réserve l’avenir ?

En 1966, l’argent valait 1.29$ l’once. En janvier 1980, il atteignait un pic de 48.75$ l’once, une augmentation de 3,675%. Une différence majeure entre cette époque et la nôtre est que ce marché n’est plus limité à l’Europe et à l’Amérique du Nord. Aussi, les gens ont de plus en plus la mentalité d’investisseur, plus qu’en 1970.

On trouve d’ailleurs de plus en plus de millionnaires à travers le monde qu’à ce temps-là. La multiplication par dix de la base monétaire mondiale jouera sans doute un rôle dans le prix de l’argent, ainsi que le fait que son prix a été supprimé pendant si longtemps.

Cependant, le facteur le plus important qui amènera l’argent à son prix réel est que la majeure partie des réserves de 1970 est disparue, après des décennies d’usage industriel, médical ou électronique. Nous ne reverrons probablement jamais cet argent.

Choc à venir pour les investisseurs : l’offre et la demande

En fait, l’industrie a consommé tellement d’argent qu’il y a actuellement plus d’or que d’argent au monde. Ceci est franchement étonnant, considérant qu’il existe douze fois plus d’argent que d’or dans la croûte terrestre. C’est ce qui forme la base du ratio naturel or-argent, quoique le ratio monétaire tourne autour de 16 pour un.

Incroyable, mais il y a actuellement plus d’or disponible aux investisseurs que d’argent ! Normalement, les lois de l’offre et de la demande feraient en sorte qu’une telle situation ne pourrait pas advenir. Cela à quoi on assiste, présentement, est une correction en train de se réaliser.

Au moment d’écrire ces lignes, ce ratio tourne autour du 50 pour un. Ce qui signifie qu’environ 50 onces d’argent vous procureront une once d’or, même s’il y a plus d’or disponible que d’argent pour les investisseurs! Ce ratio devrait tendre à revenir à 16 pour un… mais il est concevable, parce qu’il y a présentement moins d’argent disponible que d’or, que ce ratio descende, et qu’il en vienne même à s’inverser, en rapport avec l’or.

Cependant, pour que cela devienne réalité, un changement majeur dans la perception des investisseurs devra s’effectuer.

Quel prix peut atteindre l’argent ?

En 1980, l’argent a atteint un prix nominal de 48.70$ l’once. Ce prix, ajusté pour l’inflation, serait de 142.02$ aujourd’hui. Ce qui veut dire que l’argent a une pente à remonter pour revenir à ce prix aujourd’hui. Cependant, on doit souligner ici qu’il y a un problème avec le calcul de l’inflation aux USA.

Après 1980, les méthodes utilisées pour calculer l’inflation ont été changées, pour rendre les résultats plus « digestes ». Si on se servait des calculs utilisés avant 1980, on obtiendrait alors un taux d’inflation trois fois plus élevé… ce qui donnerait en réalité une once d’argent à 420$.
Donc si, d’une part, l’argent tend à retourner vers un ratio « naturel », et s’il retourne à son pic de 1980 et, d’autre part, que l’or continue sur sa montée, ce qui est certain, à cause des dévaluations à venir de toutes les monnaies fiduciaires, il est permis d’envisager un avenir plus que radieux pour l’argent.

L’argent à 1,000$ l’once ? Pourquoi pas ? Soyons patients, et profitons, avant qu’il ne soit trop tard, des prix ridiculement bas de l’ « or des pauvres ».

Source : G.I. Metals DMCC, selon silverseek.com

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