Nouvelles mesures économiques de la BCE et de la banque d’Angleterre

La Banque d’Angleterre vient en effet d’annoncer la mise en place de nouvelles mesures économiques, afin d’investir 75 milliards de livres sterling dans des achats d’obligations d’État. Elle justifie sa décision par le fait que son précédent programme d’achat d’obligation avait permis une baisse des taux d’intérêt de 1,5% et provoqué une hausse du produit intérieur brut de l’ordre de 1,5 à 2%.

Dans le même temps, la BCE décide d’agir sur les établissements financiers européens ; elle mettra ainsi en place un programme de refinancement illimité aux mois d’octobre et de décembre 2011. Et elle se prépare aussi, à partir du mois de novembre, à mettre en place un programme d’achat d’obligations sécurisées à hauteur de 40 milliards d’euros. Elle explique que ces deux mesures devraient permettre de réduire considérablement la pression subie par les différents établissements européens sur les marchés financiers.

Par contre, comme la plupart des spécialistes s’y attendaient, les deux établissements ont maintenu leur taux directeur inchangé. Comme ces taux sont déjà très proches de zéro, les actions ne sont plus possibles à ce niveau. C’est pourquoi il ne leur reste plus que l’injection massive de capitaux pour espérer avoir un impact sur la crise actuelle.

Nouvelles mesures économiques de la BCE et de la banque dAngleterre

Mais, comme la Banque d’Angleterre le reconnaît elle-même, le principal risque qui pèse sur les marchés européens est la forte pression que subissent les établissements financiers et qui les oblige à réduire les crédits disponibles. Mais, dans ce cas, on ne comprend pas très bien comment un nouveau QE d’achat d’obligations d’État pourrait aider les établissements financiers à se refinancer. La banque centrale du pays le reconnaît d’ailleurs elle-même, mais précise que c’est au Trésor britannique et au gouvernement de trouver des solutions pour permettre une recapitalisation des banques. Mais il n’est pas certain que ces achats d’obligations d’État permettent réellement de soutenir le PIB du pays de façon aussi efficace que par le passé. Les chiffres sont en effet de plus en plus mauvais : la croissance du pays vient encore d’être revue à la baisse, à seulement 0,1% au deuxième trimestre. Nous devrions donc assister à d’autres annonces du même type dans les mois qui viennent si la banque centrale espère réellement maintenir à flot l’économie du pays. Ces premiers 75 milliards de livres risquent de n’avoir qu’un effet très modeste, tant que la situation économique de la Zone euro continue de se dégrader.

La question peut être d’autant plus préoccupante, car il n’est pas sûr que la politique mise en place par la BCE ait plus de succès. L’achat d’obligations sécurisées a pu effectivement donner de l’air aux banques par le passé, mais aujourd’hui les intérêts de la dette des pays du sud de l’Europe sont très élevés. Ils ont donc de plus en plus de mal à les financer. Il aurait donc peut-être été plus approprié d’investir dans les emprunts d’État de ces pays, exactement comme le fait la Banque d’Angleterre. Ce qui aurait, par effet mécanique, apaisé les craintes de défaut de paiement qui pèsent sur la dette souveraine et donc réduit considérablement la pression des marchés sur les établissements financiers du nord de l’Europe. On se demande donc s’il n’aurait pas fallu que les deux établissements échangent leurs politiques, pour réellement répondre aux problèmes qui touchent leurs zones respectives.

Mais les deux banques le reconnaissent, elles approchent toutes deux les limites de leurs mandats respectifs. C’est donc clairement aux différents gouvernements de trouver une solution de sortie de crise pour la Zone euro. Donc, bien que les marchés aient repris un peu de vigueur suite à l’annonce de ces nouvelles mesures financières, la hausse risque d’être de courte durée. Car l’entente entre les différents gouvernements afin de mettre en place une politique commune n’est pas pour l’instant à l’ordre du jour. Alors que l’accord du 21 juillet va seulement pouvoir être mis en place, beaucoup d’intervenants réclament déjà de nouvelles mesures et notamment une augmentation significative de la garantie accordée au FESF.

One Response to Nouvelles mesures économiques de la BCE et de la banque d’Angleterre

  1. SILBER SURFER dit :

    L’Or et l’Argent (métal) sont nos amis , la FED et autre banksters sont nos ennemis.
    Une seule solution : du cach, des minières, du gold et du silber et quelques terre agricole non polluées.