Or falsifié de la MRC vendu et acheté en Ottawa

gold bar

La nouvelle est aussi incroyable que vraie : de l’ or « certifié » par la Monnaie Royale Canadienne s’est avéré être faux. Une telle histoire de contrefaçon remonte à 2012.

A l’époque des barres d’or contrefaites avait été découvertes à Manhattan… Un premier lingot de 10 onces de tungstène avait d’abord été identifié.

Une dizaine d’autres avaient suivi, générant un vent de panique et une perte de confiance immédiate… On craint qu’un scénario identique se reproduise aujourd’hui.

Cette fois-ci la supercherie s’est déroulée au Canada où une fausse barre « certifiée » par la plus haute autorité a été découverte. Le faux était pourtant estampillé comme il se doit et devait donc contenir 99,99 % d’or pur. Mais c’était loin d’être le cas.

Arnaque à l’ or dans une succursale de la MRC

C’est un bijoutier du nom de Samuel Tang qui a dénoncé l’arnaque. Ce bijoutier d’Ottawa avait acheté le produit dans une succursale officielle de la Banque Royale du Canada.

Il a été contraint d’informer la CBS car ni la Monnaie Royale du Canada, ni la RBC ne voulaient récupérer son bien qui, d’après les tests effectués, ne contient pas d’or du tout. Face à la pression médiatique, la RBC a finalement remboursé le bijoutier des 1680 dollars dépensés dans ce faux.

Mais M. Tang s’inquiète : « Qui va pouvoir démontrer que ces plaquettes sont bien réelles ? Peut-être en existe-t-il encore et personne ne le sait ! »

La Monnaie Royale Canadienne a déclaré à la CBC qu’elle était en train de tester la barre. L’institution aurait cependant déjà déclaré qu’au regard de l’emballage, cet exemplaire ne semble pas être un véritable produit de la Monnaie Royale Canadienne.

Mais en plus des interrogations pour le moment sans réponse relatives à l’origine de cette fausse barre, on peut logiquement se demander s’il y en a d’autres…

En effet, comme en 2012, il est fort probable qu’il n’y ait pas qu’une seule et unique fausse barre, bien au contraire. D’après William Rentz, professeur à l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa et spécialiste des investissements et de l’équité, cette découverte est « troublante ».

« Un contrefacteur ne va pas produire qu’un seul faux billet de 50 dollars ou autres, il en fait beaucoup. Je crains donc qu’il ne s’agisse là que de la pointe de l’iceberg ! ».

Pour le moment aucune autre plainte ne semble avoir été déposée. L’histoire du faux or a commencé lorsque le bijoutier Tang a acheté une plaquette qu’il croyait être en or pur à 99,99 %.

Il l’avait acheté dans une succursale de la RBC, juste en face de sa boutique Joy Creation. Samuel a donc ramené son achat, une plaquette en or de la taille d’une carte de visite dans son magasin. Elle était toujours dans son emballage thermo-formé de la Monnaie Royale Canadienne.

Son orfèvre, Dennis Barnard a alors ouvert l’emballage et placé la plaquette d’or dans son moulin à comprimé à manivelle. Le professionnel a alors déclaré «  J’ai cru que mon âge se faisait sentir, la plaquette était si difficile à rouler… ».

Face à cette difficulté inhabituelle, Barnard a alors essayé de plier la plaquette. En effet, l’or pur peut normalement se plier facilement. Mais au lieu de ça, la plaquette s’est cassée ! Elle a laissé apparaître une ligne dentelée.

Face à de tels résultats, l’orfèvre a donc voulu faire un autre test, à l’acide. Le procédé est assez simple. Le bijoutier va ainsi frotter une bande du précieux métal sur une pierre abrasive.

Ensuite, une goutte d’acide est ajoutée au centre de la ligne ainsi formée. Si la marque laissée par le métal disparaît ou change de couleur, alors le métal a moins de carat que l’acide lui-même.

L’or a 99,99 % est considéré comme de l’or 24 carats. Or la barre achetée à la RBC n’aurait même pas passée le test pour de l’or 18 carats. Samuel Tang a alors décidé de contacté la RBC.

Un autre expert, Ernest Marbar aurait également fait un test. Même constat. Pour ce négociant du précieux métal : la barre aurait ainsi échouée à un test d’acide de 14 carats…

« C’est de la camelote » a-t-il déclaré ! « C’est une pièce de rebut mais alors je m’interroge : comment a-t-elle pu arriver dans cet emballage plastique estampillé ? »

De retour dans la joaillerie de M.Tang, Barnard s’est alors inquiété car de toute évidence, cette supercherie n’est pas mise en place pour tromper les orfèvres et autres professionnels du secteur.

Le véritable problème est celui des particuliers. Ces derniers comme les français achètent ce genre de plaquette en guise d’investissement.

Ce petit trésor est ensuite conservé dans des coffres. Afin de garantir son authenticité, l’emballage scellé par la RMC reste intact. Mais comment faire alors pour prouver l’authenticité du précieux métal ? Qui va aller ouvrir les paquets ? Et combien y en a t-il ? Actuellement personne n’est en mesure de réponde à ces questions…

Pour le professeur Rentz, la situation est grave : « C’est un problème sérieux, si la confiance disparaît elle pourrait s’emparer du marché, au moins pour un moment ».

D’après une déclaration de de la Monnaie Royale du Canada, l’institution veut aller au fond de cette histoire. Elle souhaite collaborer avec les autorités. La découverte de contrefaçon sape en effet la confiance en ses produits.

Entre temps, M. Tang aurait pris contact avec le directeur de la succursale de la RBC où il a acheté la barre en or. Toutes les images vidéos provenant des caméras de sécurité étaient étudiées de près afin d’identifier toutes les personnes ayant manipulé les fameux produits. Bien évidemment cette histoire de contrefaçon nous rappelle celle de Leston Lawrence.

L’homme âgé de 35 ans avait été reconnu coupable : il dissimulait des rondelles en or dans son rectum alors qu’il était censé purifier l’or. Il avait travaillé à la Monnaie de juillet 2008 à mars 2015.

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