Diamant : investir dans les pierres précieuses, la nouvelle escroquerie

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Régulièrement, de nouvelles « opportunités » d’investissement apparaissent.

Après les émeraudes, les fausses terres exceptionnelles, les options binaires et le forex (et bien d’autres), c’est au tour du diamant !

En effet, de plus en plus d’escrocs proposent aux investisseurs un peu trop crédules d’investir sur ces brillants plus éphémères qu’éternels…

Investir dans le diamant, la nouvelle manière de se faire escroquer

Le diamant, la nouvelle valeur refuge à la mode. Contradictoire, n’est-ce pas ? Et pourtant, c’est bien ce que prétendent de nombreux sites.

Arguant une raréfaction de la production à laquelle s’ajoute des rendements élevés, des investisseurs, souvent des particuliers, se font avoir. La pub (même sur des chaînes d’info en continu) aura encore fait des victimes…

Et malgré les avertissement à répétition de l’ AMF (l’Autorité des Marché Financiers) le nombres de personnes lésées aurait augmenté de 17 % en un an.

Pour réguler la situation, ces intermédiaires doivent désormais avoir un numéro d’enregistrement. Autorisation de commercialiser le diamant délivrée par l’ AMF elle-même.

Cette norme mise en place en mai dernier pour régulariser ce genre de transaction n’a pour le moment été délivrée à personne. Autrement dit, pour le moment, aucun intermédiaire (ni même les maisons prestigieuses) n’ont obtenu cette autorisation.

Afin de mettre en place une protection plus efficace encore, l’AMF a d’ailleurs publié une liste noire (non-exhaustive) de certaines de ces sociétés.

Elles se présentent généralement sous des noms mirobolents tels que « diamant épargne, eternity diamond, thebank of diamond, tradition vendome, etc ». Cette liste ne peut être exhaustive car de nouveaux escrocs apparaissent sans cesse.

L’objectif de ces sociétés est évident : récupérer l’épargne des particuliers désabusés par la baisse des rendements des investissements conventionnels.

Le témoignage de Jean, retraité qui a perdu des milliers d’euros !

« J’avais certainement envie d’y croire, et j’y ai cru. Après avoir été mis en confiance, j’ai fermé plusieurs de mes comptes : des placements dans l’immobilier. Mon banquier n’était plus en mesure de me fournir des investissements rentables.

J’ai donc décidé d’investir dans le diamant. J’en ai acheté pour plus de 150 000 euros. Mais lorsque j’ai voulu revendre mon bien, mon interlocuteur avait disparu !

Il ne me reste qu’un bout de papier qui affirme que mes diamants sont entreposés dans un coffre situé au Liechtenstein ». Il s’est rendu compte qu’il ne verrait plus jamais son argent.

Séduit par un rendement à 8 % il a investi ses économies. Son pactole devait revenir à son fils, « pour l’aider à monter son entreprise » explique-t-il, désabusé…

La société au doux nom de « Place du diamant » a simplement disparu depuis que son nom est apparu sur la liste de l’AMF.

Cette « monnaie d’échange universelle » comme la société le vantait n’aurait en réalité jamais existée… Jean l’a appri à ses dépends. Porter plainte ? « À quoi bon » soupire-t-il.

« Le diamant n’est pas un placement financier. Le vendre ainsi, c’est induire en erreur le public. De plus, les rendements qui sont mis en avant sont tout simplement irréalistes » insiste l’AMF.

D’après le Parquet de Paris, les sommes d’argent ainsi récupérées serviraient à alimenter les flux financiers de la grande délinquance.

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