L’inflation en france – 2ème Partie – Les assignats

Le deuxième épisode de dévaluation rapide de sa monnaie que connue la France, se déroula pendant la révolution. L’assemblée qui fût mis en place à l’époque trouva la France dans une situation financière catastrophique et voulu mettre en place une solution rapide et efficace.

Juste après la chute de la bastille, l’abolissement des privilèges et la mise en place d’une monarchie constitutionnelle, le plus grand défit était l’endettement de la France. Pour y faire face une partie des députés proposèrent, l’émission de monnaie papier. Mais craignant de répéter l’expérience de John Law et de la compagnie du Mississippi, le ministre des finances de l’époque Jacques Necker s’y opposa fermement.

Les défenseurs de la monnaie papier, développèrent alors l’idée d’une émission unique de 400 millions de livres garantis par les bien confisqués a l’église. Ce qui selon eux, prévenait toute dévaluation rapide. Le débat dura un an et finalement, les 400 millions de livres en assignat furent votés et émis.

Mais ils furent dépensés en seulement trois mois et une nouvelle émission fût décidée. Cette fois 800 millions de livres. Très vite la situation se dégrada et les assignats commencèrent a perde de la valeur. En réaction l’assemblé émit 100 millions de livres d’assignats de plus. Les prix commencèrent évidemment à monter, l’or et le cuivre disparurent de la circulation. Mais les nouveaux spéculateurs et le peuple ne comprenaient pas la raison de cette dépréciation, ils accusèrent le roi, l’église, les nobles en exiles, et demandaient toujours plus d’assignats. Un véritable cercle vicieux, hausse des prix, donc plus d’assignats, qui entrainaient une hausse de prix encore plus importante. Ainsi l’état émit 700 millions en décembre 1791, 500 millions en avril 1792, et 1400 million de plus toujours la même année. Les prix continuaient à grimper en flèche, ce qui déclencha en aout 1792 les émeutes de la faim qui entrainèrent l’insurrection de la commune de Paris et la fin de la monarchie constitutionnelle, avec l’exécution de Louis XVI en janvier 1793.

Suite à cet épisode les prix au détail furent gelés, ce qui n’arrêta pas la hausse des prix des matières premières. Mais la fermeture des commerces qui étaient dans l’incapacité de couvrir leurs coûts de fabrication, en vendant à des prix aussi bas. Et bien sûr l’impression d’assignats reprit de plus belle, avec l’édition de 7000 millions en 1794, 10000 millions en mai et 14000 en juillet 1795. Et en octobre 1795 la Convention fût remplacé par le Directoire, et comme les assignats ne valaient presque plus rien, ils furent remplacés par une nouvelle monnaie papier, le Mandat. Monnaie qui encouragé encore un peu plus la dépression, car contrairement aux assignats qui étaient garantis par les biens de l’église, le mandat était lui garantie par la parole de l’état.

Mais cette situation ne dura pas longtemps, elle était tellement catastrophique, que l’armée ne tarda pas à intervenir. Et le 18 brumaire de l’an VIII (le 9 novembre 1799) Napoléon Bonaparte renversa le Directoire par un coup d’état. Ce fût le début du consulat qui deviendra plus tard l’Empire et la fin de la monnaie papier. Napoléon promit en effet de ne plus jamais éditer de monnaie papier et mit en place en 1803, le franc or qui resta d’ailleurs en place jusqu’à la première guerre mondiale.

Toutes les informations présentes sur www.47carat.com sont fournies à titre indicatif.

www.47carat.com ne serait être tenu pour responsable en cas de mauvaise utilisation des informations issues de www.47carat.com.